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prévention RPS - stress & burn out
« Le stress est la réponse non spécifique de l’organisme à toute demande d’adaptation qui lui est faite » Hans SELYE
Phase 1 : Phase d’Alarme (intense et de courte durée)
Dans un premier temps, l’organisme fait face à la nouveauté de la situation et les forces de défense sont mobilisées. Selon l’intensité de la surprise, on peut constater un premier moment de paralysie, de stupeur. Ce premier moment peut durer un temps variable avant que l’organisme n’arrive à se mobiliser.
L’objectif de cette phase est de mobiliser toutes les ressources de l’organisme pour une réponse type « attaque » ou « fuite », notamment par une augmentation de la glycémie et de la pression artérielle. Les fonctions qui ne sont pas essentielles à la survie sont inhibées.
Phase 2 : Phase de Résistance (phase d’ajustement)
Il s’agit de la phase où l’organisme est adapté à l’agent stressant. Ses forces sont mobilisées et sont concentrées sur la réaction à la situation ou à l’évènement. La performance augmente, la sensation de douleur diminue, la concentration augmente.
Le stade de résistance permet à l’organisme de surmonter le stress afin qu’il puisse revenir à l’état d’équilibre. Si le stress se prolonge dans le temps et que le corps ne parvient pas à évacuer ses effets délétères par du repos, du ressourcement, de la méditation ou de l’exercice physique, l’organisme peut alors entrer dans une phase d’épuisement.
Phase 3 : Phase d’épuisement (de décompensation)
La résistance de tout individu étant limitée, l’organisme va progressivement glisser dans la phase d’épuisement. Si le stresseur persiste, la résistance inexorablement, d’abord lentement et puis de plus en plus rapidement. Cette phase est très délicate car la descente peut être brutale et entrainer de lourds dommages à l’individu.
Les ressources de l’organisme sont épuisées et le métabolisme est dérèglé.
Des troubles cognitifs et émotionnels apparaissent ainsi qu’un dysfonctionnement de nombreux organes surtout au niveau digestif. Ce qui entraine une fragilité du système immunitaire, une baisse de production de la sérotonine, laissant la porte ouverte aux infections, aux maladies auto-immunes, à l’insomnie, aux migraines et aux troubles de l’humeur (cette liste n’étant pas exhaustive).